Humeur Bleue #15 : Vis ma vie de Styliste Textile

Pourtant indispensable, s’il y a bien quelqu’un d’oublié dans la création d’un vêtement c’est le styliste textile.

styliste textile
JCrew

Le styliste textile est à la base de toute création comprenant du tissu. Pourtant, son nom n’est généralement jamais cité. Il existe de très grosses maisons de créations textiles. Pourtant quasiment aucunes ne sont connues par le grand public. On ne voit que le produit final, et la griffe apposée dessus. Toutefois, si le styliste vêtement doit composer avec la contrainte du tissu et du motif, le styliste textile est quant à lui complètement libre. (à un certain degré hein, vous imaginez bien qu’il a quand même un chef qui lui donne des directives). Pour moi, son travail est donc plus créatif encore.

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Marimekko

Mais du coup, quel est le rôle du styliste textile?

Analyser les tendances

Le styliste textile est le premier concerné par les tendances, qu’il doit connaître un an et demi en avance par rapport au rythme des collections. Et ouais, il vit dans le tur-fu t’as vu! 😉 Il va donc de salon en salon pour se tenir au courant des couleurs qui seront à la mode, des nouvelles technologies ou encore des nouveautés qui vont être incontournables. Ça, c’est son job pour devancer la demande du client (qui peut être n’importe quelle entreprise ou créateur dans le secteur de la mode). Et pour comprendre les attentes de ce dernier, il va aussi analyser les derniers défilés et voir les tendances émergentes, celles qui vont prendre de l’ampleur et qu’il faut donc exploiter en priorité.

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Nelly Rodi
Choisir des tendances

Il est évident qu’il existe une multitude de tendances et qu’à part dans les plus grosses boîtes de création textile où il y a des dizaines de stylistes, il n’est évidemment pas possible de toutes les exploiter. Ainsi, le travail du styliste textile va être aussi de choisir les tendances qui lui semblent les plus pertinentes, notamment par rapport à l’image de son entreprise. Il va alors constituer un « moodboard » ou planche d’inspiration, constituée d’images qui vont l’inspirer pour ses futures créations. Perso, là où je bosse, c’est plutôt un « moodwall »! 😉

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Créer de nouveaux motifs

On rentre un peu plus dans le vif du sujet. C’est le rôle principal du styliste textile. Cette création de motifs peut se faire par différents biais : la création de dessins par le styliste lui-même qu’il va ensuite interpréter comme motif ; l’achat d’un dessin à un dessinateur ou graphiste que le styliste va interpréter comme motif ; l’achat d’une archive (si l’entreprise n’en dispose pas déjà) qu’il va remettre au goût du jour.
La création de motifs comprend aussi la mise au rapport du dessin, c’est à dire qu’il faut faire en sorte que le dessin puisse se répéter sans qu’il y ait de défaut ou de déséquilibre.
Elle comprend également la coloration, c’est à dire que pour un même motif, le styliste propose généralement plusieurs harmonies de couleurs.
Cette création peut se faire dans le cadre d’une collection qui sera proposée aux clients ou alors lors d’une demande spéciale faite directement par le client.

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Liberty London
Le styliste textile, une personne polyvalente

Résumé ainsi, le travail du styliste textile a l’air assez simple. Mais ce n’est qu’en apparence : il ne doit pas juste savoir dessiner. Il y a un énorme travail administratif et logistique derrière tout ça ! Il faut sans cesse suivre les sous-traitants et fournisseurs, vérifier la qualité des pièces de tissus produites, apporter des corrections avant la production, faire du sourcing pour trouver les bons fils lorsqu’on fait tisser des pièces ou les bons fonds d’impression lorsqu’on réalise des imprimés… Et j’en passe tant!

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Cerruti
-> Le styliste textile, le point de départ de la création

Vous comprendrez donc que sans styliste textile que ferait le styliste vêtement? Et, comme pour le vêtement où il existe de nombreuses spécialités, le styliste textile peut se spécialiser dans différents domaines : l’impression (il existe de nombreuses méthodes d’impression!), la maille, le tissage (et notamment le jacquard qui permet de réaliser des motifs complexes), la broderie, etc. Il suffit pour se rendre compte de tout ce qu’il existe, d’assister au salon Première Vision où une grande quantité d’entreprises textiles vient présenter ses collections… Il y en a bien sûr pour tous les goûts! 😉

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Tory Burch
Et vous, connaissiez-vous ce métier?

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A bientôt pour notre prochaine Humeur Bleue où je vous parlerai cette fois d’un sujet moins glorieux : la précarité dans la mode!

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Humeur Bleue #14 : La mode et l’art

On ne considère généralement pas la mode comme un art notamment parce qu’elle n’a pas la même vocation, la même fonction qu’une oeuvre d’art.
En effet, un vêtement ou un accessoire est d’abord conçu pour être porté et doit donc respecter un cahier des charges assez précis avec comme critère premier, que le corps rentre dedans.
Si cela est complètement vrai dans l’industrie de la mode, il faut quand même apporter quelques nuances au niveau de la haute couture qui se trouve souvent à la frontière entre art et mode.Il y a beaucoup de créations portées lors des défilés qui me semblent totalement importables pour un être humain normal (un col de 30cm vous le mettriez vous?!) ou qui ont plus pour vocation de transmettre un message que d’être un vêtement porté.

En posant la question « La mode est-il un art? » à plusieurs personnes de mon entourage, j’ai pu avoir la confirmation de ce que j’avance ici. Tous considèrent le vêtement de prêt-à-porter comme un objet fonctionnel uniquement mais sont plus partagés sur le vêtement de haute couture. Cependant, la mode serait quand même d’une manière générale un domaine artistique car elle requiert un savoir-faire que tout le monde ne peut pas avoir et notamment du talent. Le talent, on l’a ou on l’a pas.

De plus, la mode est de plus en plus présente au musée. Rétrospectives de créateurs ou présentation de vêtements autour d’un thème, elle est ainsi considérée au même titre qu’une peinture ou une sculpture.

Mais si je voulais vous parler de la mode et de l’art aujourd’hui, ce n’est pas seulement pour se questionner à propos de la légitimité de considérer la mode comme un art ou non mais aussi pour vous montrer qu‘il existe de réels liens entre les deux.

La mode s’inspire de l’art, c’est un fait. C’est parfois extrêmement flagrant à l’image d’Yves Saint Laurent et de sa robe Mondrian. Parfois plus subtil comme les drapés de Mme Grès qui évoquaient les sculptures gréco-romaines. Aujourd’hui, les créateurs ne sont pas en reste. Des motifs qui rappellent des tableaux de maîtres, des graphismes qui s’inspirent du style d’un peintre, un look qui va rappeler celui d’un artiste. On peut même retrouver l’art dans des domaines de la mode bien moins artistiques que la haute couture comme dans le sportwear avec Nike par exemple.

Mais si la mode s’inspire de l’art, la réciproque est également vraie. Un exemple tout simple: Joana Vasconcelos et ses escarpins géants nommés « Marylin ». Elle utilise ici un basique de la mode pour dénoncer la condition des femmes. Les peintres ont aussi une relation très profonde avec le vêtement, qu’ils peignent dans les moindres détails, le magnifiant, l’animant.

Mais il existe aussi beaucoup de croisement entre ces deux là. Les surréalistes qui ont par exemple beaucoup collaboré avec Schiaparelli, Klimt qui créait des tenues pour sa femme, Sonia Delaunay qui retranscrivait des toiles sur des textiles… Bref, les exemples ne manquent pas et abondent même aujourd’hui quand on voit toutes les collaborations menées entre grandes marques et artistes, Murakami avec Vuitton, pour n’en citer qu’une.

Et pour vous, la mode est-elle un art?

A bientôt pour notre prochaine Humeur Bleue où vous partirez à la découverte du métier de styliste textile! 🙂

Humeur Bleue #13 : T’es dans la mode, toi?!

Je vous avais déjà écrit un article consacré aux clichés sur le monde de la mode, on va continuer dans ce même registre aujourd’hui mais sous un angle différent.

Quand on me demande ce que je fais dans la vie, c’est en toute logique que j’explique que je finis mes études avec une dernière année en alternance dans la mode. Ce à quoi on me répond, environ 9 fois sur 10, « Ah bon? T’es dans la mode, Toi?!« . Hummm, alors déjà je ne sais pas trop comment prendre la chose, mais j’opte pour plusieurs voies, qui encore une fois sont des clichés du monde de la mode.

Option 1 : Je ne suis pas assez « lookée » pour bosser dans la mode

Face à ce genre de réaction, il m’arrive parfois de demander pourquoi. Ce qui revient le plus souvent est par rapport à la façon dont je m’habille. Non mais quoi, vous pensez vraiment que les modeux s’habillent toujours ultra fashion, à la pointe des tendances, avec des marques ultra chères?! Déjà, on est des créateurs pas des mannequins donc l’image qu’on donne n’est pas à priori le plus important mais plutôt celles que l’on crée. Ensuite, nous travaillons sur les tendances des prochaines années donc à quoi bon suivre une mode qu’on sait déjà ringarde dans deux mois? Et enfin, comme partout, on commence avec un salaire au ras des pâquerettes donc nos magasins préférés c’est plus Zara ou H&M que Chanel et Prada quoi!

Option 2 : Je ne suis pas assez originale pour être styliste

On me dit aussi que les gens dans la mode sont des originaux, avec des cheveux de toutes les couleurs et des vêtements bizarres. Ah bon ok. Perso, j’en ai pas croisé beaucoup des gens comme ça, que ce soit dans mes études, mes stages ou au travail… Alors je ne sais pas, il y a peut être un monde parallèle de la mode avec des gens aux cheveux verts jaunes et violets, qui portent des sarouels en fourrure avec des escarpins à ressorts et que je suis incapable de voir. Ou alors, les clichés sont encore sacrément ancrés dans la tête des gens.

Option 3 : Je suis trop intello pour être dans la mode

Ben oui, la mode c’est futile voyons. Et moi qui aime me cultiver, apprendre tout un tas de trucs, me passionne pour les sciences ou m’intéresse à l’écologie c’est clair que j’ai rien à faire là dedans. Et ben non, bien sûr que c’est faux! D’abord, la mode ce n’est pas forcément futile. C’est par exemple un des meilleurs indicateurs sur comment se porte la société. C’est se poser des questions sur ce qui fait rêver les gens. Ensuite, la création n’arrive pas toute seule de n’importe où. Pour créer, il faut s’alimenter, s’inspirer, de tout, de sa voisine ou de son week-end en Italie, de cet article qu’on a lu sur le cerveau comme de ce film sur la danse. Créer nous force à nous ouvrir.

Y a probablement d’autres choses qui font penser aux gens que je n’ai pas une tête à travailler dans la mode mais là tout de suite ça ne me vient pas... D’ailleurs si vous avez d’autres hypothèses j’écoute, c’est toujours assez rigolo et instructif à entendre! 😉

A très vite avec notre prochain thème : La mode et l’art! Si vous avez des choses à dire à ce sujet, n’hésitez pas à me les dire 🙂

Humeur Bleue #12: La mode à Paris? Pas toujours!

On associe toujours la mode avec Paris. S’il est bien évidemment vrai que Paris a une relation très intime avec elle, puisque c’est indéniablement une capitale de la mode, il est faux de dire qu’en France tout se passe à Paris à ce niveau là. Bien au contraire.

La fameuse adresse de Chanel rue Cambon

En effet, nous possédons dans notre pays trois grands bassins liés à l’industrie du textile : Paris, le Nord de la France et la région lyonnaise. Attention, je ne dis pas qu’il n’y a qu’à ces endroits qu’on trouve des entreprises liées à la mode, juste que ce sont les plus gros regroupements de ces entreprises.

Les célèbres carrés Hermès sont fabriqués près de Lyon

Pourquoi ces trois bassins? Eh bien chacun a ses particularités. Je vais d’abord vous parler de celui que je connais le mieux, puisque j’y travaille, mais aussi parce que c’est le plus logique, vous allez comprendre : le bassin lyonnais. Lyon est historiquement réputé pour sa soie et donc pour ses tissus de soie, ses étoffes aux motifs complexes rendus possibles grâce au métier Jacquard. Ainsi, c’est donc tout naturellement devenu la capitale textile de France. La plupart des tissus créés/fabriqués dans notre pays proviennent de cette région. D’ailleurs, vous ne le saviez peut être pas, mais beaucoup de ces tissus se retrouvent même dans la mode de grande diffusion, eh oui même Zara achète des tissus à Lyon! 😉

A l’Atelier de Soierie de Lyon, les velours sont peints à la main

Et du coup  dans le nord? Il s’y passe quoi? Lille, Roubaix, Tourcoing sont autant de lieux où on retrouve énormément de grandes entreprises de prêt-à-porter. D’abord un grand bassin textile au même titre que Lyon mais plus spécialisé dans la laine, ces villes du nord font commerce avec les flamands, leur permettant ainsi de s’enrichir petit à petit. C’est donc de là que vient la tradition textile dans cette région, qui va finir par s’industrialiser. Sans compter bien évidemment, tous les savoirs-faires, de la culture du lin à la dentelle de Calais. C’est donc sans surprise qu’on y retrouve les plus grandes entreprises de prêt-à-porter françaises comme Pimkie, Promod, Decathlon, La Redoute, Camaïeu, etc.

La belle dentelle de Calais sur une robe Laure de Sagazan

Du coup à Paris il reste quoi? Toutes les grandes maisons évidemment! Le luxe est lui bien parisien! La haute-couture aussi (qui n’est ni plus ni moins qu’une sous-catégorie des produits de luxe…). On retrouve aussi une quantité indéniable d’entreprises de prêt-à-porter (Etam par exemple) mais souvent dans un grade de qualité plus élevé (Comptoir des Cotonniers ou A.P.C.) et beaucoup de jeunes créateurs. Mais ces derniers sont aussi présents dans les autres bassins et un peu partout en France.

Le défilé Balmain PE17 lors de la Fashion Week de Paris

Et ailleurs alors? Car si la mode n’est pas qu’à Paris, elle n’est pas non plus cantonnée aux deux autres bassins. La région de Cholet par exemple regorge de grandes entreprises liées à la mode (Gémo en outre). Mais dans le reste de la France, elles sont souvent regroupées selon le type de produits qu’elles proposent : vêtements de ski dans les Alpes, vêtements de glisse sur la Côte Basque et Landaise… Quoi de plus logique? 😉

Les bureaux de la marque Rossignol sont ainsi situés non loin des pistes de ski…

En bref, si Paris reste indéniablement la plus grande représentante de la mode en France, il faut quand même y apporter quelques nuances car ailleurs aussi ça bouge! 😉

J’espère vous avoir intéressés avec cet article et on se retrouve très vite avec le prochain thème : T’es dans la mode toi? ! 😉

Humeur Bleue #11 : Être stagiaire dans la mode

S’il y a bien un passage obligé dans la vie d’un étudiant en mode (ou pour tout étudiant d’ailleurs) c’est le stage en entreprise.

C’est un peu la loterie, il y en a qui vont tomber sur de super stages où ils vont apprendre tout un tas de choses et ceux qui vont faire le café.
Un stage dans la mode c’est si dur à trouver (surtout pour de courtes périodes) qu’on ne fait généralement pas le difficile…
Étant apparemment assez peu chanceuse, je suis à chaque fois tombée sur des stages difficiles. J’y ai appris énormément de choses c’est vrai, mais à quel prix? Des heures de travail interminables (60 heures par semaine non rémunérées s’il vous plaît) pour très peu de reconnaissance (voire du mépris), si mes tuteurs étaient toujours contents de moi, moi en revanche il ne me tardait qu’une chose, que le stage se finisse.

C’est après coup que je me dis que finalement ces dures périodes m’ont forgé. Mais bon, en sortant de ce genre de stage, on se dit que si c’est partout comme ça, autant changer de métier (oui je suis passionnée de mode mais j’aime avoir une vie à côté quand même…).

Je vous rassure, ce n’est bien évidemment pas partout pareil, je n’ai juste pas eu de chance. S’il y a donc des moulins à stagiaires, il y a aussi des entreprises où on prend le temps d’apporter ses connaissances à chacun; où le temps de travail est normal. J’ai des amis qui ont ainsi vécu de supers expériences de stage. Moi-même aujourd’hui, mon alternance se passe très bien, et je me dis que finalement j’ai bien fait de continuer dans cette voie là car c’est un métier passionnant qui me correspond bien.

Mis à part le gros côté négatif du rythme infernal, je garde quand même au final de bons souvenirs de mes stages. Déjà pour l’apport en connaissances qu’ils m’ont offert, car je ne cesserai de le répéter, on apprend bien plus sur le terrain qu’à l’école (dans mon domaine en tout cas) mais aussi pour les rencontres que j’ai pu y faire. Des gens de tous horizons, de tous pays aussi, me faisant découvrir tour à tour une partie de leur culture. Un petit tour de monde en restant à Paris! 😉 Mais également différents corps de métiers, en lien avec la mode bien sûr, que j’ai pu découvrir ou même expérimenter parfois! En tout cas, tous ces gens, avec qui j’ai pu échanger, m’ont parlé de leur quotidien avec passion. Et c’est aussi ça qui est intéressant dans ce genre de stage, se rendre compte qu’on n’est pas tout seul, qu’il y a une multitude de gens qui travaillent avant/après vous ou à vos côtés.

Voir enfin, le monde de la mode sous son vrai jour. La création ce n’est pas tellement l’œuvre d’une bande d’originaux qui décide pour les autres ce que sera la mode de demain. Bien loin de là, la création doit répondre à tout un tas de contraintes qui viennent de toutes parts et dont la plus importante est: Vendre. On est bien loin des strass et des paillettes, je parlerais même de vomi créatif parfois, tant il faut créer, en nombre et en peu de temps (comment donc faire quelque chose de beau et d’original dans ces conditions?). C’est sûr que ça fait moins rêver, mais mis à part certains créateurs qui restent très créatifs, c’est la réalité du métier.

En bref, le stage dans la mode, est pour moi vraiment nécessaire. Je pense qu’il n’y a qu’avec cette première expérience dans le monde du travail qu’on peut se rendre compte ou non que ce métier nous convient. Pour moi, les expériences, bien que difficiles moralement et physiquement, auront finalement été plutôt positives car elles m’ont aussi aidé à savoir dans quoi m’orienter dans la mode (il y a une multitude de métiers, rien qu’en création) et aussi me faire prendre conscience qu’il fallait que je m’améliore sur certains points.

Et vous, vos expériences de stage?

On se dit à très vite avec la prochaine Humeur Bleue qui aura pour thème : La mode, tout ne se passe pas à Paris! 😉

Moncreamode : la boutique en ligne de créateurs français

Vous connaissez déjà mon intérêt pour le Made in France (rappelez-vous de cette Humeur Bleue), vous allez aujourd’hui découvrir que je porte aussi beaucoup d’attention au travail de petits créateurs.

Vous connaissez déjà tous des plateformes comme Etsy où chacun peut vendre ses créations à n’importe qui, tant qu’il a internet. Le problème avec ce genre de site, c’est que finalement, il n’y a pas vraiment de suivi et chacun peut dire un peu ce qu’il veut quant à l‘origine de ses créations.

Laissez-moi alors vous présenter un tout nouveau concept: Moncreamode.

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Moncreamode c’est d’abord un peu le même principe qu’Etsy mais pour la mode exclusivement. La plateforme propose donc à des créateurs français indépendants de présenter et de vendre leurs produits, dans le but de promouvoir une consommation plus raisonnée grâce à une mode authentique, en édition limitée. L’occasion donc de retrouver plein de créations quasiment uniques de vêtements, bijoux, maroquineries fabriquées artisanalement et en même temps de découvrir et soutenir un créateur!

Mais du coup quelle différence avec ce qui existe déjà? Eh bien c’est simple, sur Moncreamode, les créateurs sont sélectionnés, limités. Ainsi, pas de mauvaise surprise, les produits sont bel et bien artisanaux et de qualité!

Du coup, j’ai décidé de vous présenter un peu mes coups de coeur histoire de vous montrer un peu ce que vous pouvez trouver sur ce site! 😉

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Le bracelet Elias de Gauhart, j’aime la finesse du bijou et ce joli Lapis Lazuli
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La manchette d’EDDCO pour son style ethnique
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Le bracelet Mura de Céline H20 pour ses jolies couleurs
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Le top Audrey d’Elodie Oberlé que j’aime pour sa transparence
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Le bijou de sac Rupture d’Aimelys

Vous pouvez par ailleurs bénéficier de 5% de remise lors de votre inscription en leur envoyant BLEU DE MINUIT via le formulaire « contactez-nous »! 😉 La bonne occasion de se faire plaisir ou d’offrir un petit cadeau à un proche!

En attendant, je vous dis à très vite pour un prochain article! 🙂

Humeur Bleue #10: Mode & Made In France

Souvent considéré comme un gage de qualité, le Made In France a la côte en ce moment! C’est vrai que fabriquer un vêtement en France est tout à l’honneur d’une marque: le produit ne vient pas de l’autre bout du monde (moins d’impact écologique donc), fabriqué par des travailleurs payés avec une fronde. De plus, il contribue à soutenir l’économie et l’emploi en France, alors tout le monde y gagne!

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Le problème, c’est que « Made in France », ça veut un peu dire tout et n’importe quoi. En effet, pour déclarer qu’un produit a été fabriqué en France, il suffit qu’il ait été transformé dans le pays. Par exemple, un vêtement dont le tissu, les broderies, la teinture, auraient été faites à l’étranger mais dont la dernière étape, l’assemblage aurait été fait en France peut être estampillé « Made In France ». Seul un label, « Origine France Garantie« , permet de savoir que le produit a la majorité de sa production en France et que 50% de son prix de revient (son coût de fabrication en gros) est français. Alors ce n’est pas encore parfait, mais c’est déjà ça… La loi est encore assez peu contraignante pour tout ça.

Le Made In France, c’est vrai que c’est bien, ça fait travailler les français tout ça tout ça, mais du coup, il faut bien avoir conscience que cela a un prix. Ben oui, le salaire n’est évidemment pas le même en France qu’au Bangladesh. La qualité, ça a un coût. Après, il faut réfléchir à ce que l’on veut privilégier lorsqu’on consomme. Sachez quand même que ce n’est pas parce qu’un produit n’est pas fabriqué en France qu’il n’est pas de bonne qualité, il y a de très bons artisans en Chine par exemple, et il y a des choses qu’on ne sait pas faire dans notre pays… Par ailleurs, la réciproque est vraie également. Made In France ne veut pas toujours dire bonne qualité. J’ai vu des produits vraiment mal cousus et moi même, pendant un stage, j’ai fabriqué des vêtements, estampillé donc Made In France, et croyez-moi je ne suis pas la meilleure des couturières… ^^ Mais relativisons, cela n’est pas une généralité et ce n’est pas pour rien que le savoir-faire français est reconnu dans le monde entier.

Alors trêve de bavardages et passons aux choses concrètes! Il existe de nombreuses marques de mode qui proposent des trucs sympas, assez accessibles et made in France. Alors voici ma petite sélection, qui sait, cela vous donnera peut être des idées de cadeaux pour Noël 😉

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Le Slip Français

Bien comme vous l’imaginez, c’est avant tout une marque de dessous mais ils proposent aussi des pulls, des joggings, des pyjamas… Bref, tout ce dont on a besoin pour une journée cocooning!

Art Of Soule
Art Of Soule

Comment peut-on évoquer le Made In France sans parler de l’espadrille? Aussi confortables que des chaussons, elles ont longtemps été mal vues. Mais tout ça c’est fini, et c’est pas Art Of Soule qui nous dira le contraire avec leurs beaux imprimés!

Longchamp
Longchamp

Bon d’accord, j’avais dit prix accessibles. Mais pour une marque de maroquinerie Made In France, Longchamp s’en sort pas mal, notamment avec leur classique pliable!

Coureur du Dimanche
Coureur du Dimanche

Cette marque s’adresse aux sportifs, courir oui, avec du style oui et made in france, encore mieux! 😉

Arsène
Arsène

Bon, encore une marque basque, ne pensez pas que je suis chauvine, ce n’est pas de ma faute s’il y a des marques sympas et Made In France dans ce coin là. 😉 Arsène, c’est aussi une marque d’espadrilles, mais elle se diversifie un peu, avec une ligne de bonnets notamment.

La Belle Mèche
La Belle Mèche

Ok, ce n’est pas de la mode, c’est vrai, mais j’adore cette marque! Donc voilà, ne m’en voulez pas! 😉

Fils de Butte
Fils de Butte

Si vous cherchez des t-shirts avec des slogans rigolos, Fils de Butte vous plaira!

Bien sûr, il en existe beaucoup d’autres, surtout avec des prix plus élevés, mais ce sera à vous d’en faire la recherche héhé 😉 D’ailleurs, si vous en connaissez des sympas, hésitez pas à le mentionner dans les commentaires je serais ravie d’aller y faire un tour! 🙂

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La semaine dernière, si vous me suivez sur Instagram (ici) vous le savez déjà,  j’ai été invitée à l’inauguration de la boutique éphémère Fundy à Lyon. Avant de vous parler du rapport au Made In France, laissez-moi vous présenter leur concept! Fundy, c’est la première boutique française proposant exclusivement des produits innovants issus du crowdfunding! Il y a un peu de tout: de la mode, de la déco, des cosmétiques, des jeux (pour enfants ou adultes)…
Du coup ça a été l’occasion pour moi de découvrir plein de nouveaux produits créés par des startups françaises ! Et dans le lot, il y a bien évidemment des produits fabriqués en France!

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Le Potager d’intérieur par Véritable : pour ceux qui n’ont pas le temps ou la place de jardiner!
Le jeu de société Combat de Coqs : le jeu made in France dans tous les sens du terme 😉
Bougies & parfums d’intérieur Solsequia : en plus de leur gamme de savons, cette marque de cosmétique naturelle fabrique de super bougies!
Radio Vintage par Absolument Vintage : Mon coup de coeur, de vieilles radios rénovées répondant aux exigences du monde moderne (connexion bluetooth par exemple).
Les sweats Tranquille Emile : Pour cocooner touuuute la journée héhé.
L’Essentiel par De Rigueur : Le portefeuille de luxe qui recharge votre smartphone sans fil!

Il existe d’autres produits super sympas, et donc pour les découvrir je vous invite à aller directement à la boutique Fundy pour les lyonnais (16 place Bellecour jusqu’au 14 janvier) ou sur leur site!

En tout cas, je pense que le Made In France a encore de beaux jours devant lui, et cela surtout grâce aux consommateurs qui en sont demandeurs. Car oui, c’est aussi pour beaucoup un argument marketing. Alors voilà, vous vous en doutez, si vous voulez que ça continue sur cette belle lancée, consommez français!

A très bientôt avec notre prochain thème, comme je vous en parle assez souvent, les stages dans la mode! (Attention, mode « Diable s’habille en Prada » activé 😉 )

Humeur Bleue #9: Le modélisme, c’est quoi

« Je suis styliste-modéliste. » Pour le premier terme, styliste, tout le monde a une certaine idée, plus ou moins vague/vraie, du métier. Mais pour le deuxième terme, environ une personne sur deux, ne sait pas du tout en quoi cela consiste. Car non, je ne fais pas des maquettes d’avion.

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Alors ça c’est le travail du styliste hein! 😉

Pourtant, ce n’est pas si compliqué. Mais je pense que dans notre société actuelle, on préfère mettre en valeur celui qui a l’idée par rapport à celui qui la réalise. Car une chose est sûre, sans modéliste, pas de vêtement. Le/la modéliste est complètement indispensable à la réalisation d’une collection.

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Atelier Dior

Mais du coup, c’est quoi son travail? Tout commence par la réception du dessin du styliste, qu’il faut tenter de déchiffrer: qu’est-ce qu’il veut exactement? Décrypter les lignes du vêtement, ses proportions, pour pouvoir ainsi réaliser le patron du vêtement (qui est ni plus ni moins que la représentation du vêtement de face et de dos à plat). Ce patron sera obtenu soit par moulage, donc directement sur mannequin, soit directement à plat sur une feuille où on viendra tracer directement les lignes du vêtement en prenant comme repères les différentes lignes du corps (poitrine, taille, bassin par exemple).

Hubert de Givenchy
Hubert de Givenchy

Mais ce n’est pas tout. Le modéliste va aussi penser à comment le vêtement sera réalisé et déterminera ainsi chaque valeur de couture (la quantité de tissu dont on aura besoin pour faire la couture).

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Atelier Chanel

Pour voir si tout fonctionne et si le vêtement correspond bien aux attentes du styliste, le modéliste va réaliser une toile. Il va donc couper dans une toile de coton en général, chaque pièce nécessaire à la confection du vêtement (exemple: pour un t-shirt il y aura un devant, un dos et deux manches) en suivant le patron qu’il a préalablement exécuté. Ces pièces seront ensuite cousues ensemble ce qui nous donne la toile. Généralement, un mannequin cabine l’essaiera et c’est ainsi que styliste et modéliste pourront attester du bien aller du vêtement.

Atelier Dior
Atelier Dior

Si tout va bien, le modéliste peut aller jusqu’au bout de la démarche et réaliser un prototype de ce vêtement. Dans la bonne étoffe cette fois, il servira ensuite d’exemple pour les fabricants. En fait, pour résumer les choses, on peut dire que le modéliste réalise l’idée du styliste en trois dimensions.

Atelier Dior
Atelier Dior

Mais cela ne s’arrête pas là! En effet, un vêtement est généralement destiné à être produit dans plusieurs tailles. Le modéliste va donc réaliser une gradation de son patron.

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Atelier Fendi

Enfin, le modéliste réalise aussi un dossier, qui va reprendre toutes sortes d’informations techniques sur le vêtement. Il est très utile lors de la production en série puisqu’il reprend chaque étape de fabrication ou encore les critères de qualité.

Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que dans les grosses entreprises, il est rare que le modéliste fasse tout ce travail là. Souvent, il va surtout faire le patron et il y aura alors des prototypeurs, des gradeurs, pour faire le reste.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas, je suis là pour vous répondre! 😉

A très vite, avec notre prochain thème: Le Made In France!

Et n’oubliez pas de participer au petit concours en partenariat avec Skoloo ici 😉

Humeur Bleue #8 : Fraterline, acheter tout en changeant la société

Tout le monde le sait : chaque achat a un impact sur la société. Il est donc nécessaire de faire attention à l’origine des produits, et de réfléchir aux conséquences de ses achats.
Vous savez sûrement déjà, que le « consommer responsable » est un sujet qui me touche, puisque je vous ai déjà fait deux articles à ce sujet : La surconsommation et La consommation responsable.

Je vais continuer aujourd’hui dans cette thématique là, en vous présentant Fraterline.

12065726_822563494531432_1965780352141111271_nFraterline, c’est avant tout un site de vente de vêtements en ligne. Des vêtements de qualité, fabriqués exclusivement en Europe (France, Portugal et Italie) et, chose somme toute assez rare pour ce genre de produits, à des prix abordables! C’est ainsi la garantie de vêtements plus propres, puisque moins de transport, et des sous-traitants qui respectent les normes européennes en matière de teinture notamment. Mais aussi plus éthiques, car on le sait, les ouvriers chez nous sont plus protégés que dans des pays plus lointains.

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Mais la particularité de Fraterline réside avant tout dans son projet citoyen. En effet, pour chaque vêtement acheté, 1 euro est reversé à une association qui vient en aide aux SDF (La Faim prend Fin). Ce site est tout jeune, et cet euro reversé n’est pour l’instant qu’un début, le temps que la machine se mette en route et il devrait être revu à la hausse!
Pour chaque achat, le consommateur s’engage donc socialement et participe à l’amélioration de la société. Et qui n’a jamais rêvé de changer les choses en ne bougeant pas de son canapé? 😉

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Alors oui, c’est une goutte d’eau dans un vaste océan, c’est sûr. Mais ce qui est à prendre en compte dans un tel concept, c’est l’introduction du social comme critère d’achat. Aujourd’hui, les offres s’accumulent et sont très diverses. Il est donc normal que le consommateur devienne de plus en plus exigeant. Et si justement, en plus des critères habituels comme le prix, l’origine, l’impact écologique… on ajoutait le social? Imaginez un peu si chaque entreprise commerciale reversait une toute petite partie de ses bénéfices à une association…?

Et vous, que pensez-vous de ce type de projet?

A très bientôt!

Humeur Bleue #7 : Le monde de la mode et ses clichés

Dans les livres, au cinéma ou même dans l’imaginaire collectif, le monde de la mode est souvent mal perçu et est parsemé de clichés, sûrement parce qu’il n’est pas bien connu! Car s’il est vrai qu’il existe des boîtes où l’on a l’impression de revivre « Le Diable s’habille en Prada » ce n’est vraiment pas la majorité des cas! Non, le créateur, le styliste, le designer, bref, appelez-le comme vous voulez, n’est pas forcément celui que vous imaginez… Alors, c’est parti pour un petit tour des clichés! 😉

« Dans la mode, les gens sont superficiels. »giphy
Alors ce que je vais dire là est à prendre en compte pour chaque cliché. Si ces à priori existent c’est d’une part parce qu’ils sont alimentés par les médias et d’autre part parce qu’il y a vraiment des gens qui sont comme ça dans la mode, mais comme dans tout milieu non? La mode, c’est vrai, c’est quand même assez futile. Mais ce n’est pas pour ça que le monde de la mode est superficiel. On s’intéresse aussi à des sujets importants et forts, et c’est souvent par le biais de la mode qu’on va exprimer ce qu’on ressent par rapport à ces sujets là (exemple, Walter Van Beirendonck et sa collection sur le sida). Alors c’est évident qu’on ne va pas sauver le monde, mais vous pouvez quand même nous parler d’autre chose que de chiffons, je vous assure qu’on a d’autres sujets de conversation! 😉

« Les gens sont hautains et imbus d’eux-mêmes. »
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Là encore, ce n’est absolument pas une majorité. Bien sûr que j’en ai rencontré mais la plupart des gens sont tout à fait abordables et s’intéresseront à vous à condition que vous soyez intéressant… 😉 On ne se sent pas spécialement au dessus des autres, et d’ailleurs le partage, l’échange des compétences est souvent de mise dans les métiers de la mode. Sinon, comment faire une collection?

« Les gens sont dans leur monde, ils sont déconnectés de la réalité. »
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Ce qu’il faut savoir, c’est que très souvent, les gens qui travaillent dans la mode sont très cultivés. Ils sont très ouverts et curieux, c’est un peu une obligation dans le métier car il faut s’alimenter pour pouvoir créer, trouver l’inspiration. Alors au contraire, je ne pense pas qu’on soit dans un autre monde! Il est également impossible d’être déconnecté de la réalité, sinon comment vendre? Bon, je l’accorde, ce n’est pas forcément le cas en haute-couture. Mais les vêtements créés ne sont pas vraiment faits pour être portés. Ils participent à l’image de prestige de la marque et sont plutôt pensés comme des œuvres d’art…

« Dans la mode, les gens sont fous. »
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Là encore, pas plus qu’ailleurs. Ils deviennent parfois fous à cause de la pression, mais bon, comme partout! Peut être aussi que c’est un monde où les gens sont plus libérés et n’ont pas peur de se monter tels qu’ils sont!

« Les gens qui travaillent dans la mode ne s’habillent qu’avec de grandes marques. »
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Alors déjà, on n’a pas tous le même salaire que Karl Lagerfeld. Donc clairement, la majorité des gens achètent les mêmes vêtements que le « commun des mortels ». De plus, on n’est pas forcément très chics non plus… Personnellement, quand je travaille j’aime être à l’aise, donc adieu talons, décolletés, vêtements serrés, etc.

« Les créateurs sont invivables. »
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Je ne cesse de le dire mais comme partout il y a des gens abominables (coucou Miranda Priestly) et d’autres vraiment adorables. Ce n’est pas parce qu’ils dirigent de nombreuses personnes ou qu’ils ont beaucoup de talent qu’ils ne sont pas pour autant abordables. Ce sont des humains hein. Et pour briser encore un dernier cliché, ce n’est pas parce que l’entreprise est une grande entreprise de grande renommée que les gens y sont plus méchants. J’ai côtoyé de petits créateurs qui étaient assez désagréables on va dire, tandis que des stylistes de grandes maisons étaient la gentillesse même.

Alors si avec tout ça je ne vous ai pas convaincu que le monde de la mode n’est pas celui que vous croyez, je ne sais plus quoi faire! 😉

Allez, je vous donne le thème de la prochaine Humeur Bleue : La mode, un moyen d’expression! Donc si vous avez des choses à dire là dessus, ne vous gênez pas!

A bientôt 🙂