Help ! J’ai le syndrome du côlon irritable

Mon ventre et moi

côlon irritable

Avant de parler de côlon irritable, j’ai toujours eu plus ou moins des maux de ventre. Aussi loin que je m’en souvienne, ça a vraiment commencé à me déranger au collège où je n’arrivais pas à avaler quoi que ce soit à certains repas. Et puis quand j’ai eu 20 ans cela a empiré. Je n’avais pas mal à chaque repas. En fait, tout dépendait de où je mangeais. Par exemple, j’avais très souvent mal au ventre quand je mangeais à la cantine. À l’époque, je ne me suis pas dit que je pouvais souffrir d’une maladie mais juste que la cantine devait utiliser un ingrédient que je ne digérais pas.

Un rééquilibrage alimentaire pas forcément adapté

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Une fois ma vie étudiante finie, ayant un peu plus d’argent et de temps pour me pencher sur la question, j’ai décidé d‘opérer un virage dans mon régime alimentaire. Avec notamment beaucoup moins de viande et donc plus de légumes et légumineuses. Cela m’a été fatal. Des maux de ventre qui étaient de plus en plus forts. Et bien sûr accompagnés de la peur que cela recommence à chaque fois que je mangeais.

C’est toujours difficile quand on veut faire les choses bien mais que tout compte fait ce serait plus simple pour soi de continuer comme avant. J’ai beaucoup de convictions, que ce soit pour ma santé ou la planète. Et j’ai donc été déçue de voir qu’elles n’étaient pas forcément compatibles avec moi. Mon corps préfère manger de la viande que des légumes. Cependant, j’ai un sacré défaut. Je suis très têtue et je n’ai pas écouté mon corps pendant pas mal de temps. Si bien que n’en pouvant plus, j’ai décidé de consulter un médecin.

Un traitement médical pour le côlon irritable ?

côlon irritable

Je pense avoir été assez chanceuse d’être tombée sur ce médecin. En effet, beaucoup ne reconnaissent pas forcément le syndrome du côlon irritable comme une maladie et en minimisent parfois même les effets. Au contraire, elle a été très à l’écoute et m’a donné plein de conseils. Elle m’a également donné un traitement à prendre sur plusieurs semaines.

Concernant ce dernier, je ne suis pas spécialement convaincue. Je n’ai pas sentie de réels soulagements durant ma prise de médicaments. J’en prends encore de temps en temps quand j’ai vraiment très mal, mais c’est plus histoire de dire que je fais quelque chose. Cependant, là où elle m’a aidé, c’est en me disant d’observer et d’apprendre comment mon corps fonctionne.

Écouter son corps pour combattre le syndrome du côlon irritable

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J’ai ainsi commencé par noter tous mes repas et aussi comment je me sentais. Si j’avais des ballonnements, des maux de ventre, une mauvaise digestion, etc. Ça a l’air si simple comme ça mais je ne l’avais pas fait auparavant. Et cela m’a permis de mettre en lumière les aliments qui me conviennent et ceux au contraire qui me rendent malade.

Je me suis également procuré le super livre de Mélanie du Chaudron Pastel qui m’a aidé à mieux comprendre ce qu’est cette maladie. Il y a aussi quelques exemples de recettes pour apaiser une crise qui m’ont je pense aidé à voir ce qui pouvait convenir à mon corps. De plus, elle donne tout un tas de conseils qui aident dans d’autres sphères que l’alimentation. Je ne pensais pas que le massage et la respiration pouvaient aider à me soulager.

Tout est question d’équilibre

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Aujourd’hui, il m’arrive encore de temps en temps à souffrir de crise de colopathie (l’autre nom pour le syndrome du côlon irritable). Heureusement, elles se font de plus en plus rares. Mais cela n’est pas par hasard. J’évite les aliments qui me font du mal. Le chou par exemple. Et je privilégie ceux qui me font du bien (ceux dans lesquels il n’y a pas de FODMAP).

Cependant il est compliqué de toujours éviter les aliments contenant des FODMAP, surtout quand on n’aime pas se priver comme moi. Je suis donc une partisane de l’équilibre. Je mange ces aliments mais avec beaucoup de parcimonie. J’évite par exemple de manger des pois chiches toute la semaine. De plus, je limite les mauvais cocktails en essayant de contrebalancer un aliment mauvais pour moi avec un qui me soulage. Il est vrai que ce n’est pas toujours facile mais au moins je vis beaucoup plus sereinement qu’avant.

Vivre avec le syndrome du côlon irritable

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Autrefois, j’avais mal au ventre environ 5 jours par semaine. A présent, j’ai deux ou trois crises dans le mois. Cela a vraiment changé ma vie. Au delà du fait qu’il est quand même super désagréable de devoir vivre avec ces maux de ventre, il y a aussi le regard des autres qui est difficile à gérer.

En effet, lorsqu’on se plaint d’avoir mal au ventre, nos douleurs sont souvent minimisées. Surtout si on s’en plaint tous les jours. Oui, tout le monde a mal au ventre. Cependant, le syndrome du côlon irritable est une vraie maladie et elle ne se limite pas à de simples maux de ventre. Ils rendent la concentration très difficile. Une vie sociale normale est aussi compliquée. Il peut parfois mener jusqu’à la dépression.

Je compare souvent la colopathie à l’endométriose dans le sens où ce sont des douleurs parfois à la limite du supportable, qui vont bien au delà de la douleur physique, mais qui sont méconnues du grand public. Je ne compte pas le nombre de fois où on m’a rétorqué « non mais moi aussi j’ai mal au ventre ». Alors par pitié, si vous ne souffrez pas de ce genre de maladie, évitez les commentaires condescendants ou mêmes sceptiques… Car non, vous ne comprenez pas cette douleur.

Pour la petite anecdote, mon copain a vraiment compris que je souffrais uniquement le jour où je lui ai montré mon ventre à un moment de crise. On aurait dit que j’étais enceinte de 6 mois. Il m’a alors demandé d’arrêter de gonfler le ventre. Sauf que mon ventre était gonflé au naturel…

Se faire accompagner ?

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J’ai bien conscience que cet article est exhaustif et qu’il n’aidera pas forcément les personnes venues ici pour soigner la colopathie. Cependant, je souhaitais quand même vous montrer qu’il est possible de vivre avec cette maladie et qu’on pouvait la combattre. Si vous le souhaitez je pourrai rédiger un autre article traitant plus en profondeur des mesures que j’ai prises. Néanmoins, chaque corps est différent et ce qui marche pour moi ne marchera pas forcément pour quelqu’un d’autre souffrant du même syndrome.

Ce que je peux vous conseiller éventuellement, c’est d’aller voir un bon naturopathe, qui saura vous aider et vous accompagner. Cela a fonctionné pour des personnes de mon entourage et je pense qu’il serait bien que je le fasse aussi. En effet, en plus de ma colopathie j’ai d’autres problèmes (de peau notamment) qui peuvent découler de mon alimentation. Un professionnel voit les choses de manière plus globales et avec du recul donc pourquoi pas ?

Et vous, vous connaissez le syndrome du côlon irritable ?

A très vite !

6 Commentaires

  1. 19 janvier 2019 / 15 h 00 min

    Courage à toi, et bravo pour tout le chemin que tu as fait !

    En voyant passer ton post, je voulais te recommander le livre de Mély, mais du coup tu l’as déjà 🙂
    Je le trouve vraiment génial, très complet, je ne suis moi-même pas atteinte du SII mais je l’ai acheté pour pouvoir mieux accompagner les personnes qui le sont, étant moi aussi naturopathe.

    Belle journée 🙂

    • Manon
      Auteur
      20 janvier 2019 / 16 h 38 min

      Merci Anne ! Oui ce bouquin est vraiment complet, j’en suis super satisfaite!

  2. 21 janvier 2019 / 5 h 17 min

    merci pour lien du livre dans ton article, je vais me le procurer. vivant moi-même avec le sci. je te comprend. j ai moi aussi écrit dans un calepin mes repas et trouver ce qui me donnait des crises mais tout comme toi, je n’aime pas me priver.

    • Manon
      Auteur
      23 janvier 2019 / 18 h 55 min

      Oui pas facile de tout concilier hélas !

  3. 26 janvier 2019 / 10 h 49 min

    On a trop souvent tendance à sous-estimer les douleurs ou certaines maladies, et puis chaque corps est différent aussi. Moi par exemple je suis très très maigre et je n’ai été malade qu’une fois en quinze ans environ, comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences. ^^
    J’espère que ça continuera à aller mieux pour toi. 🙂

    • Manon
      Auteur
      3 février 2019 / 10 h 21 min

      Ah ça oui ! C’est difficile de se mettre à la place des gens aussi donc je comprends quand même certaines réactions !

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